Billets d'humeur

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Gouvernement du Québec et NETendances 2006

Nous avons assisté le premier mars dernier à Québec au dévoilement des résultats de l’enquête « NETendances 2006 » réalisée par le CEFRIO et qui fait état de l’utilisation d’Internet au Québec au cours de la dernière année. Cette étude met en lumière une utilisation constante et croissante d’Internet à tous les niveaux de la part des Québécois. L’utilisation d’Internet au Québec montre une progression encore très élevée à chaque année et dans la majorité des domaines d’utilisation. Les Québécois sont loin d’être les enfants pauvres d’Internet.

Sites Internet du Gouvernement du Québec

Un seul champ d’activité ne montre pas d’augmentation. Ce sont les recherches menées auprès de sites gouvernementaux. Bien que les sites du Gouvernement du Canada affichent une très légère hausse en 2006, les sites du Gouvernement du Québec montrent un nivellement à 28 % et ce, depuis 2002. Pourtant, le nombre des familles branchées et l’utilisation journalière d’Internet au Québec ont fait un bon considérable depuis 2002.

Lors de la précédente campagne électorale, Monsieur Jean Charest avait fait de son Gouvernement du Québec sur le Net une promesse électorale. Force est de constater que rien n’a changé à ce chapitre. Les divers ministères du Gouvernement du Québec ont depuis longtemps chacun une vitrine d’information et rien ne semble prouver qu’ils sont plus près des citoyens aujourd’hui.

Plusieurs représentants des ministères concernés étaient présents lors de la présentation de l’enquête NETendances 2006. Face aux résultats « très stables » des sites gouvernementaux tels que démontrés par cette enquête, plusieurs questions se posaient dans la salle. Est-ce que les sites du Gouvernement du Québec sont peu visités parce qu’ils font correctement leur job, au point que les citoyens n’ont pas besoin d’y retourner souvent ? Est-ce qu’un ministère comme celui du Revenu a un mandat qui est à prime abord peu accueillant pour les contribuables ? Ne serait-il pas trop compliqué de se retrouver dans les méandres des sites gouvernementaux ? Est-il possible de rendre les sites gouvernementaux plus efficaces et plus visités ?

La majorité des sites Gouvernementaux ont une architecture qui définit et diffuse très bien l’ensemble des services qu’ils offrent à la population. Par contre, est-ce qu’ils sont près des préoccupations de la population ? Est-ce qu’il n’y aurait pas là une piste à explorer et qui peut apporter des solutions ?

Nous avons mené notre enquête

Pour mieux comprendre cette situation, nous avons sondé les banques de données sur les habitudes de recherche des Internautes. Nous avons extrait un certain nombre des recherches les plus fréquemment demandées par les internautes et qui touchent des préoccupations auxquelles les sites gouvernementaux peuvent répondre. Nous avons sélectionné intentionnellement le moteur de recherche Google Canada en Français pour mener notre enquête et évaluer l’accessibilité des sites des Ministères du Gouvernement du Québec.

Accéder aux captures d’écran

Des phrases à forte demande et à préoccupation bien actuelle comme « depression suicide » montrent l’absence totale de nos services gouvernementaux en première page de Google. La demande citée plus haut donne comme résultats de première page et dans l’ordre, 2 sites de France, un site perso, un site anglophone qui reste anonyme, un site du Gouvernement de la Saskatchewan et 4 autres sites en langue anglaise pour terminer cette première page, sans aucune présence d’un site gouvernemental du Québec.

Toujours dans une recherche près de la santé, la requête « santé téléphones portables » donne comme résultats 4 sites de France en tête des résultats, le site de l’OMS en 5ième position, suivi de 3 autres sites de France, Santé Canada et Wikipedia ferment la page.

La recherche « calcul impôt sur le revenu » affiche en ligne 8 sites en provenance de la France, en 9ième place une page du site de l’Agence du revenu du Canada et pour terminer encore un site français.

Sur la demande « mesures protection environnement » nous retrouvons dans l’ordre l’Aéroport d’Ottawa, Environnement Canada, la Suisse, le Canada, encore la Suisse, l’union Européenne, la France, encore la Suisse et Haïti mais pas le Québec. Nous vous rappelons que nous sommes toujours sur Google Canada en Français.

Sur « recherche en éducation », la Suisse, la France et la Belgique raflent la majorité des résultats. Plusieurs autres recherches montrent des résultats similaires. Notre enquête n’est pas exhaustive mais elle montre néanmoins une lacune.

Vous me direz qu’un internaute inscrivant dans le moteur « Ministère du Revenu du Québec » ou « Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec » accédera aux sites par le premier résultat affiché. Je veux bien, mais ce sont des noms propres au même titre que le Stade Olympique de Montréal, la Brasserie Molson, Céline Dion ou Snoopy. Ils sont uniques au monde et n’ont pas de concurrence. Être en première position sur une telle requête n’est pas un exploit, c’est inévitable, bien que le Portail officiel du Gouvernement du Québec se classe uniquement en 4ième place sur la requête « sites Gouvernement Québec ».

Des moyens

Les sites qui ont du succès et qui ont acquis de la notoriété dans Internet ont appris à connaître les habitudes de leur clientèle cible. Ils savent comment les internautes font leurs recherches dans Internet. Ils connaissent leurs marchés, les forces et les faiblesses de leurs concurrents. Ils ont pourvu leurs sites des moyens techniques et en référencement des plus efficaces pour acquérir la visibilité et la rentabilité qui leur sont nécessaires. Ils vont chercher leur clientèle en performant dans cette marée concurrentielle qu’est Internet. Ils sont proactifs.

En examinant la structure et les éléments qui devraient être en place pour assurer leur visibilité, nous constatons que les sites gouvernementaux en sont grandement dépourvus. Les sites gouvernementaux attendent passivement que les gens les visitent. Une approche proactive rendrait les sites du Gouvernement plus près des intérêts des citoyens. Une approche proactive apporterait aux sites du Gouvernement du Québec une visibilité beaucoup plus grande et un plus fort achalandage.

Nous déplorons que les internautes du Québec obtiennent malgré eux des informations souvent non vérifiables en provenance de sources qui ne font pas référence, des informations qui sont souvent applicables uniquement sous d’autres juridictions. Une meilleure présence de nos organisations gouvernementales dans les résultats de haut niveau augmenterait la qualité et la véracité de l’information disponible aux Québécois dans Internet.

Pouvons-nous dire sans rougir que les sites Internet du Gouvernement du Québec sont près des préoccupations des citoyens du Québec ? Il y a là sans doute une piste pour augmenter ce 28 % de visiteurs qui stagne depuis 2002.

D’autant plus que c’est notre métier de promouvoir les sites Internet de nos clients à des niveaux d’excellence, constater cette lacune chez les représentants de notre société nous afflige. Nous espérons contribuer par cette petite enquête à l’accroissement de l’utilisation des sites gouvernementaux au Québec.



Des clowns au Québec

Il n’y a pas seulement dans le site Internet des Têtes à claques où il y a des clows au Québec. Est-ce que l’on devraient dire « moué-si, moué-si » ?

Sommes-nous des clowns ?

Je suis tombé par hasard sur un ancien communiqué en provenance du site du diffuseur Internet de communiqués de presse PRWeb. L’article est intitulé « Blogue.ca, le « challenger » des créations de blogues au Canada ». Ce communiqué traite d’une personne bien éclairée, qui avait fait une recherche sur le site de l’Office de la langue française du Québec pour constater que l’Office accepte la francisation du mot « blog » par l’équivalence française « blogue ». Après d’autres recherches, cette personne a constaté qu’il n’y avait aucune entreprise au Québec et au Canada, à l’exception de Monblogue.com qui appartient à Branchez-vous.com, qui offrait sur notre territoire un service de blogues en français. Ce type de service est déjà offert notamment par Blogger.com appartenant à Google et plusieurs autres entreprises d’envergure en font de même dans différents pays.

Il ne lui restait plus qu’à acquérir le nom de domaine blogue.ca, alors la propriété d’un résident canadien, règlementation exige. Il s’est entendu avec le propriétaire de l’époque qui lui céda ce nom de domaine et lui permit d’utiliser ce domaine .ca. L’entrepreneur démarra son entreprise de service de blogues. Cette dernière fonctionne très bien. Plusieurs adeptes, en majorité des Québécois, ont adhéré au service de cette entreprise en ligne.

Jusqu’ici, j’ai trouvé cette initiative excellente. Je la trouve toujours excellente d’ailleurs mais… Le fondateur de ce service Blogue.ca nous indique candidement, tel que rapporté dans le communiqué, avoir eu l’idée de fonder ce service de blogue en toute connaissance de ce marché francophone en étant lui-même francophone de France.

C’est connu que les Français sont beaucoup plus pro-actifs dans Internet que les Québécois. Je n’ai rien contre cette personne qui a eu la présence d’esprit de prendre cette place libre et de trouver moyen d’utiliser blogue.ca. C’est un « success story » mais sans nous.

Ce que j’ai peine à constater malheureusement, c’est que les gens d’affaires au Québec négligent trop souvent l’importance d’Internet. Cette léthargie à comme conséquences que d’autres prennent l’espace qui devrait être le nôtre en utilisant un nom de domaine générique canadien à notre place. Internet donne des possibilités de réalisation à l’infini mais les places de premier plan elles, sont limitées et disparaissent pendant que nous entrepreneurs restent inactifs.

Cet état de fait ne touche pas seulement le présent exemple mais toutes les sphères d’activités qui peuvent être diffusées dans Internet et qui nous échappent. Nous ne sommes pourtant pas une bande de « clowns ».



Achat d’un ordinateur par Internet 2

Y–a-t-il des vendeurs d’ordinateurs au Québec qui ont une présence dans Internet ?

En septembre dernier, je faisais une recherche dans Internet pour recueillir de l’information dans le but acquérir un ordinateur portable. Dans ce billet, je constatais le manque total de présence des commerçants en informatique du Québec dans les résultats des moteurs de recherche. Je fais à nouveau une recherche en février 2007 dans le but d’acquérir cette fois un ordinateur de bureau. Je dois constater à nouveau que les entreprises de vente d’ordinateurs du Québec brillent plus souvent qu’autrement par leur absence.

Les internautes voient défiler des sites d’informations en informatique tels que Québec Micro ou Branchez-vous, des méga portails de France, plusieurs sites de petites annonces de particuliers qui vendent leurs vieux ordinateurs mais encore très peu de marchands en informatique d’ici.

La situation n’a pratiquement pas changée depuis septembre 2006, sauf deux nouveaux affichages. Un nouveau site emploie des méthodes de diffusion qui sont très près d’être pénalisées par les moteurs de recherche parce qu’elles sont à la limite extrême de leurs règles d’acceptation et il accapare par ces méthodes une bonne part de la visibilité. Il est pour un temps un nouveau joueur important. L’autre nouvelle présence est l’article que j’avais écrit en septembre dernier et qui se retrouve dans d’excellentes positions dans bien des recherches. Ce n’est pas ce genre d’évolution qui donnera une meilleure visibilité aux entreprises de services informatique du Québec.

Je suis persuadé que je ne suis pas le seul client potentiel ainsi perdu par les absents.



Achat ordinateur portable neuf région Québec Chaudière-Appalaches

  Un billet d’humeur dont la forme porte bien son nom. J’ai fais une recherche dans Internet pour trouver des informations pour acheter un ordinateur portable de qualité dans ma région. Je  désirais un instrument de travail de qualité supérieure aux modèles bas de gamme qui inondent le marché présentement. J’ai débuté dans ma région immédiate la Beauce, j’ai étendu ma recherche dans toute la région Chaudière-Appalaches et la région de Québec. Et je n’ai rien trouvé ou presque dans Internet.

Le but était de trouver des marchands d’ordinateurs de toutes les bonnes marques et non seulement comparer les prix mais surtout, évaluer les caractéristiques de chaque marque avant de faire mon choix. De-là, il me restait à me rendre chez ces marchands pour une comparaison physique. J’avoue que j’aurais gardé un parti pris pour mon marchand préféré mais sait-on jamais. J’ai été incapable de faire quelque comparaison que ce soit.

J’ai fais mes recherches à partir de Google.ca en français. Ces recherches ont été effectuées par marques et par régions. Aucun ou presque aucun des marchands sur tout le territoire sondé ne sont apparus dans les résultats. J’obtenais des marchands de France, parfois des grandes surfaces comme Walmart ou Bureau en Gros mais surtout des annonces classées de vente d’ordinateurs usagés. J’étais estomaqué !

Comment se fait-il que des gens qui sont en informatique, donc si près des technologies interactives comme le sont ces marchands de matériel informatique, soient à ce point non conscientisés et non intéressés à avoir une visibilité importante dans Internet ? Ça me dépasse ! Ils ont pour la plupart un site Internet mais ce n’est pas suffisant pour le rentabiliser. Encore fait-il que leurs sites aient les éléments de conception et de référencement nécessaires pour obtenir des positions de rentabilité dans les résultats des moteurs de recherche.

Venant du domaine de la vulcanisation de pneus ou de l’industrie des têtes de forage pour l’industrie minière ou encore un organisme en anthropologie marine au Groenland je comprendrais. Par contre, que pas une des entreprises en informatique de notre vaste région ne figure avantageusement dans les résultats francophones des résultats dans Google, ça me laisse pantois.

La place est entièrement libre. À qui la chance ?